La ville de Québec : ce que le Nouveau Monde a de meilleur !


La ville de Québec

Si les touristes de toutes les générations ont un faible pour la ville de Québec, c’est que la capitale de la francophonie nord-américaine n’a jamais perdu de sa superbe, en dépit de l’urbanisation effrénée qu’elle a connu tout au long du XXe siècle. Rares sont les cités du Nouveau Monde qui ont su préserver ce cachet historique tout en osant le virage de la modernité. Et si l’on rajoute à cela des alentours époustouflants avec juste ce qu’il faut de bucolique, de pittoresque et de dépaysant, on aboutit sans doute à l’une des plus belles destinations touristiques de la planète.

Québec, ce n’est pas seulement un concentré d’attractions touristiques bien huilées qui génèrent des revenus. C’est avant tout une aura historique, un art de vivre qui puise dans la rudesse de l’hiver, une hospitalité peu commune et un caractère bien trempé qui marque à vie ! Alors, prêt pour le Québec ?

Visiter Québec, au-delà des sentiers battus

Vous voulez marcher sur le chemin qu'a emprunté Benoît Arnold lorsqu'il a dirigé ses troupes pendant la Révolution américaine ? Que diriez-vous de flâner à l’endroit même où les Français ont définitivement perdu le Canada au profit des Britanniques ? Ou peut-être souhaiteriez-vous plutôt fredonner « Ô Canada » à la place où a été chanté en chœur l’hymne canadien pour la toute première fois ? Visiter Québec, c’est d’abord tout cela, et bien plus encore. La cité est un véritable musée à ciel ouvert, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses charmes naturels et ses vestiges historiques. Cette ville, qui fait figure d’exception puisqu’elle demeure la seule cité fortifiée d’Amérique du Nord, a tant à vous offrir, quelle que soit la saison. Car contrairement à ce que l’on pourrait penser, la rudesse glaciale de l’hiver n’entame pas la joie de vivre des Québécois… bien au contraire ! C’est même lorsque le thermomètre est au plus bas que le grand Carnaval de Québec anime les rues et les quartiers, avec l’apparition très attendue de « Bonhomme Carnaval », une mascotte qui concurrence le Père Noël dans le cœur des plus petits.

Bien sûr, Québec ne manque pas de complexes commerciaux, d’enseignes prestigieuses de prêt-à-porter, de tables étoilées servant des mets raffinés, d’hôtels de luxe ou de cinémas à la pointe de la technologie. Mais c’est en vous promenant dans le Vieux Port, en appréciant les vues imprenables sur l’immense fleuve Saint-Laurent, en patinant sur la place D’Youville, en flânant sans but précis entre les ruelles étroites du Vieux-Québec ou encore en partant à la découverte des environs bucoliques de la capitale de la province francophone que vous mesurerez le pouls de la ville.

Le monastère des augustines, une expérience unique en son genre. // Source : Musees.gc

L’expérience que propose par exemple le Monastère des Augustines est tout simplement unique en son genre. Il est vrai que l’endroit est loin de figurer dans les circuits classiques que l’on propose aux touristes, mais il fait partie, comme vous le remarquerez en foulant le sol québécois, de ces attractions typiques, un peu oubliées, qui vous changent un séjour ! Cet ancien hôpital, premier centre de soins de toute l’Amérique du Nord, est aujourd’hui un centre de santé holistique où les visiteurs peuvent apprendre sur le patrimoine des Sœurs Augustines tout en se relaxant à l’occasion d’une « retraite holistique » pendant la nuit. Les repas sont pris dans un silence de cathédrale, et le séjour est ponctué par des séances de yoga et des moments de méditation pour recharger les batteries. Des activités de cette trempe, il y a en une infinité du côté de Québec.

Il suffit de sortir des sentiers battus pour avoir la chance de les trouver. Bien sûr, vous allez forcément devoir faire les incontournables comme le Vieux-Québec, manger dans une cabane à sucre au printemps, dévaler les pistes et prendre part au Carnaval de Québec en hiver, visiter le Château Frontenac et les chutes Montmorency, etc.

Le fleuve Saint-Laurent : irriguer le cœur de Québec

C’est l’un des plus grands fleuves d'Amérique du Nord. Il forme, avec les Grands Lacs, un système hydrographique très dense qui pénètre sur plus de 3 050 kilomètres dans cette partie du continent américain. Il s'écoule vers le nord-est et relie les Grands Lacs et l'océan Atlantique pour former un énorme bassin hydrographique couvrant plus d’un million de kilomètres carrés. Le fleuve Saint-Laurent traverse le Québec et l'Ontario, tout en s’imposant dans la frontière avec l’Etat de New York. Importante voie maritime commerciale et puissant catalyseur économique, le fleuve Saint-Laurent impacte massivement les activités agricole et touristique canadiennes.

Dans le détail, le fleuve Saint-Laurent prend sa source à la sortie du lac Ontario et traverse plusieurs villes du Québec et de l'Ontario avant de se jeter dans le golfe du Saint-Laurent. La rivière s’écoule sur une distance d'environ 3 050 km du cours supérieur à l'embouchure et de 1 200 km depuis l'exutoire du lac Ontario. Le fleuve draine une superficie de 837 000 km², y compris les Grands Lacs. Les lacs Saint-Louis, Saint-François et Saint-Pierre sont « enfantés » par le fleuve et offrent aux baroudeurs d’excellents points d’escale. Il comprend également quatre archipels, dont les Mille-Îles, Hochelaga et l'archipel de Mingan.

Le fleuve Saint-Laurent a été une source importante de baleines pour les Bosques qui se sont établis dans le golfe éponyme à la fin du XVIe siècle. Les baleiniers bosques qui commerçaient avec les autochtones américains ont construit des établissements le long de la côte canadienne et dans la vallée du fleuve. Au XVIIe siècle, la rivière était la principale voie navigable pour l'exploration européenne de l'intérieur de l'Amérique du Nord, dont Samuel de Champlain, explorateur français, fut le pionnier. Le contrôle du fleuve Saint-Laurent a joué un rôle important dans la stratégie britannique de prise de contrôle de la Nouvelle-France pendant la guerre de Sept Ans, qui a connu son épilogue dans les plaines d’Abraham, à proximité du Vieux-Québec actuel.

Le fleuve Saint-Laurent. // Source : Wikipedia.org

Le premier établissement permanent sur le Saint-Laurent a été construit au début du XVIIe siècle par Samuel de Champlain. La rivière était donc un territoire français aux XVIIe et XVIIIe siècles et servait de principale voie de transport. Aujourd'hui, la vallée du Saint-Laurent est l'une des régions les plus peuplées du Canada et représente plus de 20 % de la population canadienne. Les rives du fleuve abritent plus de 80 % de la population québécoise, c’est dire si cet énorme cours d’eau influence la vie locale. Environ 50 % de la population du Québec dépend de son eau. Montréal et Québec s'étendent sur la rive nord. Plusieurs industries, dont l'aluminerie et la manufacture, se concentrent le long de la vallée et constituent d'importantes activités économiques dans la région.

La qualité de l'eau d'environ 40 % du fleuve Saint-Laurent a été rigoureusement évaluée. L’eau du bassin versant du Saint-Laurent est caractérisée par les dépôts atmosphériques de polluants provenant principalement de l'extérieur du cours d’eau. Les pluies acides et les dépôts de mercure sont des problèmes majeurs dans la région. De même, les activités agricoles intensives ont eu un impact direct sur le fleuve, de grandes quantités de produits chimiques étant utilisées dans les fermes. Les déchets dangereux et d'autres produits chimiques industriels constituent également une préoccupation du gouvernement provincial. Cependant, l'eau du fleuve Saint-Laurent est toujours considérée comme propre à l'usage domestique, surtout pour une région connue pour son activité économique soutenue.

Les alentours de Québec : il y en a pour tous les goûts !

Si vous êtes à la recherche des paysages pittoresques, c’est vers le parc national Jacques-Cartier que vous devrez vous diriger. Plus qu’un simple grand espace naturel, c’est un véritable havre de paix que vous trouverez à moins d’une petite vingtaine de minutes de Québec. La Jacques Quartier, comme l’appellent les Québécois, est tout simplement la ceinture verte de la ville, qui offre une échappatoire de qualité en fin de semaine ou même en soirée. A l’est, le lac Beauport vous propose un cadre bucolique pour pique-niquer, faire du kayak, du pédalo ou de la planche à voile lorsque le temps s’y prête. Dans la région centre, c’est la faune et la flore qui sont à l’honneur, avec plus de 160 espèces d’oiseaux dans les zones humides du Marais du Nord. Plus loin, le centre de villégiature du Lac-Delage propose aux familles des activités plus classiques, avec des points de restauration et des activités pour les enfants. Engin, le parc national Jacques-Cartier, situé à l’extrémité nord de la région, s’impose en égérie incontestable du grand air à la sauce bucolique ! Ce vaste plateau montagneux de 670 km² propose des gorges spectaculaires, traversées par des rivières longées par des sentiers de randonnée pédestre. Sur place, vous pourrez admirer les paysages préservés, mais aussi visiter la réserve faunique des Laurentides dans laquelle vous pourrez chasser le petit gibier ou pêcher l’Omble chevalier, une espèce de poissons de la famille des salmonidés.

A environ une demi-heure du centre-ville de Québec, le canyon Sainte-Anne de Beaupré donne rendez-vous aux baroudeurs pour des randonnées vivifiantes, des traversées de ponts d’une cinquantaine de mètres de hauteur, des pique-niques improvisés et des séances shooting au milieu d’un cadre enchanteur. Si les baroudeurs seront comblés par la magnifique chute d’eau qui plonge dans les rochers, les moins téméraires pourront toujours flâner dans les différents sentiers balisés puis visiter la grande chapelle Sainte-Anne de Beaupré, célèbre lieu de pèlerinage qui accueille chaque année plusieurs milliers de fidèles. Si pour vous, les vacances sont d’abord synonymes de farniente, d’activités aquatiques et d’hébergements insolites, dirigez-vous plutôt au village de vacances de Valcartier, qui compte le plus grand complexe aquatique d’intérieur de toute la province du Québec. Fondé par Guy Drouin à la toute fin des années 1960, le village de vacances de Valcartier est sans doute ce qui se fait de mieux en la matière, avec plus de 35 toboggans vertigineux, une centaine d’activités aquatiques pour petits et grands, un hôtel 4 étoiles, des restaurants, des boutiques de souvenirs, un immense spa, le fameux parc Bora ainsi que l’Hôtel de Glace qui prend forme en hiver.

Les alentours de Québec vous mèneront également du côté de Charlevoix, l’arrière-pays québécois luxuriant. Charlevoix, c’est un peu la touche bucolique de la capitale, avec des paysages intacts à quelques minutes du centre-ville. En hiver, ce sont les sports de neige qui priment à Charlevoix, comme dans tout le Canada : ski, snowboard, motoneige et luge sont pratiqués dans le massif de Charlevoix. Lorsque la météo se fait plus clémente, vous pourrez vous offrir des virées shopping, des circuits de dégustation des produits du terroir ainsi que des pauses bien méritées sur les terrasses des cafés de la rue Saint-Jean Baptiste, du côté de la baie Saint-Paul.

A Charlevoix, on mange bien ! Les spécialités locales sont à base de pâte maison, de saumon fumé, mais aussi de chocolat et de sirop d’érable… de quoi contenter les fin gourmets et les grands gourmands ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on ne s’ennuie pas autour de Québec !

Tour d’horizon des différents quartiers de Québec

Les six arrondissements qui composent la ville de Québec sont le fruit de la succession des fusions et d’une large réorganisation des frontières politiques et administratives de la région. Ces six arrondissements sont eux-mêmes composés de 36 quartiers que l’on désigne depuis un peu plus d’une décennie par des numéros plutôt que par des appellations. A chaque arrondissement son histoire, son caractère et son profil démographique.

Voici un petit tour d’horizon des différents quartiers de Québec :

L’arrondissement de la Cité-Limoilou : il s’agit de l’arrondissement central de la capitale Québec. Avec un peu plus de 22% de la population locale, la Cité-Limoilou est, de loin, l’arrondissement le plus peuplé de la ville. Comme son nom l’indique, il résulte de la fusion des arrondissements « La Cité » et « Limoilou » qui est devenue effective le 1er novembre 2009, dans un souci de simplification administrative. Il compte parmi ses principales attractions la vieille ville fortifiée de Vieux-Québec, la colline du Parlement Québécois, le Vieux-Port de Québec ainsi que le quartier commercial du Petit Champlain ;

L’arrondissement Les Rivières : il tire son nom de la rivière Saint-Charles qui le traverse, ainsi que de ses deux rivières tributaires, à savoir Berger et Lorette. Il compte quelques points d’intérêt très fréquentés comme le centre commercial Galeries de la Capitale, ainsi que l’ancienne ville de Vanier, qui avait fusionné avec la capital Québec dans la réforme territoriale de la province francophone en 2002 ;

L’arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge : il résulte de la fusion des quartiers de Cap-Rouge et de l’Aéroport avec l’ancien arrondissement de Sainte-Foy-Sillery dans le cadre de la réforme territoriale du 1er novembre 2009. Cet arrondissement qui se déploie sur environ 95 km² accueille plusieurs sites touristiques d’envergure prisés par les locaux et les visiteurs étrangers comme la Promenade Samuel de Champlain, ainsi qu’un pôle académique d’exception, à savoir l’Université Laval qui s’impose comme l’un des plus grands établissements d’enseignement supérieur d’Amérique du Nord et du monde francophone. Le rayonnement académique de cet arrondissement est également porté par le Collège de Champigny, l’école secondaire de Rochebelle, l’Université du Québec, l’Ecole Nationale d’Administration Publique ainsi que les Cégep Garneau et de Champigny ;

L’arrondissement de Charlesbourg : il s’agit d’un arrondissement majeur de la capitale après la réforme territoriale. Ancien centre laitier, fruitier et avicole du Québec, Charlesbourg est aujourd’hui un quartier résidentiel qui compte quelques points d’intérêt comme le Jardin zoologique de Québec. Alors qu’il a longtemps joué le rôle de destination touristique pour les habitants de la région, l’arrondissement de Charlesbourg s’est aujourd’hui transformé en banlieue chic de la capitale Québec ;

L’arrondissement Beauport : c’est l’arrondissement le plus à l’est de la capitale Québec. Après 1960, une grande partie de la population a commencé à se rendre à Québec pour saisir les opportunités d’emploi. C’est dans ce contexte d’accroissement démographique dans la région que l’arrondissement Beauport s’est transformé en communauté suburbaine. En 2002, l’ancienne ville de Beauport a fusionné avec Québec ;

L’arrondissement de la Haute-Saint-Charles : il constitue la partie supérieure du bassin versant de la rivière Saint-Charles, ce qui explique son appellation. Cet arrondissement est connu pour deux choses : il alimente plus de la moitié des Québécois en eau potable grâce au Château d’Eau sur la rivière Saint-Charles, et accueille la fameuse réserve indienne de Wendake, qui s’étend sur une superficie globale de 1,1 km². Vous y retrouverez des maisons vieilles de plus de 3 siècles, des boutiques d’artisanats, des points de restauration, des blocs résidentiels et quelques lieux touristiques. Comme la majorité des arrondissements actuels de la ville de Québec, la Haute-Saint-Charles a été créée le 1er janvier 2002 dans le cadre de la réforme territoriale, et s’étend depuis sur 140 km².