Visiter Québec, un excellent choix !


Son histoire tumultueuse portée par la dualité guerrière entre les Empires français et britanniques est dûment documentée dans ses musées. Son passé colonial et ses premières bâtisses sont formidablement illustrées dans le Vieux-Québec. Sa faune marine confondante de diversité est divinement mise en exergue dans l’Aquarium du Québec. Le mariage harmonieux entre l’urbanisme le plus effréné et les espaces verts luxuriants est célébré du côté de la zone de la Pointe-aux-Lièvres.

Pour ce qui est du rayonnement académique, c’est sur l’Université Laval qu’il faut jeter son dévolu. A moins de vouloir expérimenter le Québec festif à l’occasion du grand Carnaval québécois ? Du côté des chutes de Montmorency, ce sont les vues panoramiques époustouflantes qui prennent le relais. Et pour achever ce programme haut en couleur, on prendra volontiers quelques douceurs dans une cabane à sucre typique de cette région du monde.

Bienvenue dans la ville de Québec !

Les musées de Québec : gardiens de l’histoire et de la biodiversité québécoises

Nombreux, impeccablement entretenus et surtout massivement achalandés, les musées de Québec brillent par la qualité de leurs expositions, le côté ludique des visites guidées proposées sur place et surtout les prix très raisonnables pratiqués à l’entrée pendant toute l’année. Qu’ils aient une vocation historique, culturelle, éducative ou mixte, les musées du Canada ont, en plus de la fonction de mémoire et de sensibilisation, une importance capitale dans l’art de vivre local : ce sont des échappatoires chauffées et cosy quand l’hiver rude s’installe dans ces contrées du Nouveau Monde. La ville de Québec est souvent considérée comme un grand musée à ciel ouvert, ne serait-ce que par la succession des bâtisses historiques du côté du Vieux-Québec, la préservation des coutumes gastronomiques ainsi que le cosmopolitisme qui documente à bien des égards la bataille que se sont livrés pendant de nombreuses décennies les influences impériales française et britannique.

Plonger dans les musées de Québec, c’est profiter d’une immersion dans l’Histoire de la ville, depuis sa fondation en 1608. Le Musée de la Civilisation de Québec est une excellente entrée à la matière, puisqu’on y retrouve une documentation fleuve de la vie autochtone, de la construction progressive de l’art de vivre québécois ainsi que la formation des différentes zones de la capitale. Le Musée National des Beaux-arts de Québec, sur les fameuses plaines d’Abraham, fascine tout aussi bien par con contenu (art inuit notamment) que par son cadre enchanteur. Le Musée de l’Amérique francophone, le Musée de la Place Royale ou encore le Centre Morrin valent également le détour si vous séjournez à Québec.

Vieux-Québec : la cité fortifiée du Nouveau Monde

Le vieux Québec. // Source : Quebecoriginal.com

Difficile de ne pas être dithyrambique lorsqu’il s’agit d’évoquer les charmes enivrants du Vieux-Québec. Avec ses constructions d’un autre temps, ses rues pavées à l’européenne, les tours du château Frontenac qui dominent l’horizon québécois, l’histoire guerrière des plaines d’Abraham qui ont sonné l’heure de la retraite pour les troupes françaises et les saveurs irrésistibles qui se dégagent des restaurants typiques nichés dans les rues colorées étroites, le Vieux-Québec occupe une place à part dans l’échiquier des attractions touristiques mondiales, au même titre que la place Djamaa El Fna à Marrakech ou encore les marchés, la ville de Varnassi en Inde ou encore les souks de Beyrouth, au Liban.

Avant de faire le circuit de toutes les attractions du Vieux-Québec, on vous conseille chaleureusement de vagabonder et de flâner sans but précis dans les ruelles du berceau de la francophonie nord-américaine, idéalement par un beau matin de printemps, lorsque la météo québécoise est la plus accueillante. Prenez le temps d’observer les constructions, d’observer les artisans en action, de humer les senteurs exquises… de sentir le pouls du Québec, tout simplement ! Lorsque viendra le temps de faire le tour des attractions, vous découvrirez les plaines d’Abraham où la France fit demi-tour il y a plus de deux siècles et demi, le château Frontenac, qui est aujourd’hui l’hôtel le plus photographié au monde, l’église Notre-Dame-des-Victoires, qui défia toutes les embûches pour survivre, la Citadelle, ancienne place forte du Québec britannique et la Place Royale de Québec, berceau s’il en est de l’Amérique francophone.

L’Aquarium de Québec : 10 000 espèces marines à l’honneur

L'aquarium de Québec. // Source : Sepaq.com

Qui de mieux que le gigantesque Aquarium de Québec pour célébrer l’incroyable biodiversité la région ? Poissons, reptiles, amphibiens, invertébrés et autres mammifères marins viendront croiser votre chemin, tandis que les incontournables ours polaires, morses et phoques accapareront votre attention pendant de longs moments au cœur d’un cadre impressionnant. Superbement aménagé, étalé sur plus de 16 hectares avec des portions en plein air et d’autres protégées des aléas du climat capricieux de Québec, l’Aquarium éponyme propose un pavillon des profondeurs, où méduses, hippocampes et raies s’offrent à vous pour vous offrir le temps fort de votre séjour à Québec.

Pendant le printemps et l’été, les activités de plein air sont à l’honneur, mais l’aquarium ne fait pas pour autant partie des attractions qui ferment leurs portes lorsque l’hiver se fait rude… bien au contraire ! Vous allez en effet pouvoir profiter d’une belle balade illuminée d’un demi-million de LED dans un décor tout simplement féérique, à l’abri de la neige et de la pluie, avec pour compagnons les curiosités de a faune marine québécoise. Des points d’alimentation, un marchand de glace, des jeux interactifs et d’autres activités à faire en solo, en famille ou entre amis vous attendent de pied ferme dans cette attraction incontournable pour les aficionados de la faune marine.

La Pointe-aux-Lièvres : la friche industrielle devenue éco-quartier

L'écoquartier pointe-aux-lièvres. // Source : Portailconstructo.com

Pour faire renaître cette ancienne zone désaffectée de ses cendres, la ville de Québec a fait le choix d’en faire un quartier éco-friendly, à faible empreinte carbone, proposant un cadre de vie à la fois agréable et stimulant, en harmonie avec l’environnement. Parcs sportifs équipés, grands espaces verts, habitations respectueuses de la nature et sentiers piétons sont les ingrédients qui feront de l’éco-quartier la Pointe-aux-Lièvres un quartier résidentiel modèle dans un avenir proche. Bien qu’il soit encore en cours d’achèvement, cet éco-quartier révèle déjà certains de ses charmes. On vous conseille donc de lui consacrer quelques minutes, à la fin de votre promenade au cœur du Vieux-Québec. La capitale de la province francophone nourrit l’ambition de multiplier les projets de ce type pour participer activement aux efforts des régions et des villes pour la lutte contre le réchauffement climatique. L’éco-quartier de la Pointe-aux-Lièvres entend donner l’exemple.

Il prend vie dans le secteur Saint-Roch, à proximité immédiate du Vieux-Québec, et à quelques encablures du Vieux-Port et du Vieux-Limoilou auxquels vous pourrez accéder en quelques minutes de marche. Ici, vous respirerez l’air frais en pleine ville, avant de jeter un œil sur le Parc linéaire de la Rivière Saint-Charles, long de 32 km et proposant des vues époustouflantes dans un cadre paisible et serein. Vous pourrez également découvrir le Parc de la Pointe-aux-Lièvres qui rassemble les passionnés des sports d’hiver, puis faire du sport en plein air dans le Parc Victoria qui propose des terrains de football, de baseball, de tennis, de hockey sur gazon ainsi que des rampes de skateboard.

L’Université Laval illustre le rayonnement académique de Québec

Québec, ce n’est pas seulement une ville de loisir et de divertissement. C’est aussi une cité au rayonnement culturel, scientifique et littéraire certain. Et c’est l’Université Laval qui symbolise cette aura académique depuis le 8 décembre 1852, data à laquelle l’établissement sera inauguré dans l’intention de faire de la province un autre cœur de la francophonie. Deux siècles plus tôt, en 1663, Monseigneur de Laval créait le Séminaire de Québec, ancêtre de l’Université Laval, dans le dessein de former les prêtres et autres spécialistes de la chose religieuse dans les colonies de la Nouvelle-France. Cet établissement religieux se transforme peu à peu en académie enseignant les rudiments des professions libérales les plus utiles à la communauté comme la médecine et le droit. In fine, le Séminaire de Québec devait contribuer activement à générer une élite capable d’assumer les fonctions de haute responsabilité dans l’émanation française du Nouveau Monde.

Aujourd’hui, l’Université accueille des étudiants internationaux provenant des quatre coins de la planète, et accueille des experts reconnus à l’occasion de séminaires et de conférences à la renommée mondiale.

Québec aussi a son grand carnaval…

Et c’est le plus grand festival d’hiver de toute la planète ! Comme leurs voisins américains, les Canadiens ne font pas les choses à moitié, et le carnaval de Québec est à pour en témoigner. Défilés, concerts en plein air, toboggans glacés pour les plus jeunes, sculptures sur glace grandeur nature, apparition du bonhomme de neige géant… l’hiver à Québec est loin d’être déprimant ! Ici, la neige est avant tout un prétexte pour faire la fête, et ce n’est pas les caprices du climat qui viendront gâcher les festivités. Vous n’allez pas en croire vos yeux lorsque les Québécois se lanceront dans le fameux « zorbing », une activité loufoque qui consiste à dévaler une pente enneigée à grande allure dans une sphère en plastique appelée « boule zorb » afin de faire tomber des quilles géants. Attention, ne tentez pas l’expérience si vous n’êtes pas fan des montées d’adrénaline.

Le grand carnaval de Québec ne date pas d’hier. Il a vu le jour il y a plus d’un siècle, en 1894, mais n’est devenu un évènement annuel qu’en 1955. Sa mascotte, le « Bonhomme Carnaval », suscite les clameurs et les sollicitations en chœur des Québécois qui retrouvent tous leur âme d’enfant le temps de quelques jours. C’est simple : le Bonhomme Carnaval n’est pas loin de voler la vedette au Père Noël, et c’est peu dire !

Les chutes de Montmorency : le Niagara version francophone

Ne ratez pas ce lieu magique. // Source : Tripadvisor.ca

Si vous pensez que les chutes de Montmorency est un genre de Niagara low-cost, détrompez-vous. Hautes de quelque 83 mètres, elles s’écoulent même d’une hauteur largement supérieure à celles des chutes de Niagara. Randonnée pédestre, pique-nique avec croissants frais et fromage du Québec, escalade des murs glacés et photos époustouflantes s’imposent au programme dans ces chutes qui figurent dans le top 10 des attractions naturelles les plus plébiscitées par les Canadiens et les baroudeurs étrangers. Le fort débit des cascades impressionne… l’eau rugit littéralement, avant de s’engouffrer puissamment dans la falaise et tomber dans le fleuve Saint-Laurent. L’escalade (en escaliers) qui mène à la vue imprenable sur les chutes de Montmorency compte de nombreuses escales pour se ressourcer, mais aussi pour apprécier les vues panoramiques sur une région luxuriante, avec comme bruit de fond, les chutes rugissantes !

La cabane à sucre : le printemps bucolique de Québec

C’est sans doute l’une des traditions les plus dépaysantes dans le 2e plus vaste pays au monde. La cabane à sucre est l'endroit où la sève de l'érable est bouillie puis transformée en sirop d'érable. La plupart des cabanes à sucre au Québec ne sont ouvertes que durant la saison des sucres, c'est-à-dire en plein printemps. Les familles québécoises soucieuses de perpétuer la tradition se rassemblent dans la cabane à sucre de leur choix, idéalement dans les environs bucoliques de Québec ou dans l’île d’Orléans pour déguster leur repas de Pâques dans la convivialité… en prenant soin d’arroser tous les plats de sirop d’érable pour marquer le coup.

Si les cabanes à sucre sont si célèbres dans le nord-est du continent américain, c’est avant tout grâce à la nature, car les érables à sucre raffolent des hivers rudes et glacés, puis des printemps aux journées chaudes et aux nuits fraîches, de manière à faire couler la sève. Le Canada fabrique plus de 80% du sirop d’érable pur produit dans le monde, et le Québec accapare à lui seul plus de 90% de la production canadienne… c’est dire si le sirop d’érable est essentiel à l’économie locale.